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Campos y Ruedos - Jamais sans ma vertu

Campos y Ruedos
2012, année de crise dont on ne voit pas la fin. La société est grise, le moral dans les baskets, l'hiver pointe sa tronche blafarde et les clodos le regardent arriver avec des grelots dans le gosier. Neuf ou dix mois à serrer les pognes, les chicots et tout ce qu'il sera possible de serrer pour ne pas se laisser embarquer par la faucheuse dans son sommeil. Un jour passé, c'est du bénef. Et puis y'a la petite famille, toujours souriante, qui s'entasse dans son dix-sept mètres carrés avec papa, maman, le grand, le moyen, le petit et le prochain, pour l'instant à peine visible à l'échographie. Pour eux aussi l'hiver rapplique. De toutes façons, même l'été, c'est un peu l'hiver, sauf qu'on peut dormir à poil.

Y'a aussi la petite maman, seule avec ses deux gosses, qui galère quotidiennement, mais qui taffe quand même, mais qui galère et qui, en fait, ne s'en sort plus. Pour elle aussi le cortège d'emmerdes et le blues qui va bien, et puis fuck les bourrelets disgracieux et la peau d'orange sur les cuisses !

Voilà, ça, c'est la petite réalité du petit quotidien des ces petites gens de notre grande France en 2012 auxquelles il serait bien malvenu de demander si la corrida perturbe les rêves dorés de leurs gosses. La France de 2012, elle veut du boulot, elle veut bouffer, soigner ses caries, remplir le réservoir de la bagnole et se tremper le cul à Palavas sept jours par an en août. Ni plus ni moins. Les toros, la corrida, les « toréadors » et leurs chaussettes roses, elle s'en fout, elle passe à côté sans regarder parce qu'elle a d'autres soucis, la France de 2012. 
 
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